L’intonation des constructions disloquées
Résumé Au lieu de nous appuyer sur les propriétés morphosyntaxiques des constructions disloquées pour rendre compte de leur intonation, nous proposons d’inverser cette approche en décrivant la structure prosodique comme un objet autonome, défini comme un regroupement hiérarchique d’unités prosodiques minimales, à savoir les groupes accentuels, lesquels correspondent à des séquences de mots ne comportant qu’une seule syllabe accentuée (hors accent emphatique), localisée en français sur la dernière syllabe du dernier mot du groupe accentuel. La relation entre morphosyntaxe et prosodie peut alors être examinée à partir des propriétés de la structure prosodique, et non l’inverse. Cela implique qu’il doit être possible de définir les structures prosodiques à partir de leurs caractéristiques intrinsèques, liées uniquement aux propriétés mélodiques des séquences orales. Nous pouvons ainsi évaluer les conditions phonologiques nécessaires et suffisantes auxquelles doivent satisfaire les marqueurs prosodiques réalisés par les contours mélodiques afin d’indiquer sans ambiguïté des structures prosodiques impliquant des dislocations à gauche et à droite.
Authors
- Philippe Martin (ORCID: https://orcid.org/0000-0001-5551-8016)
Institutions
- Samarkand State Institute of Foreign Languages (UZ)
Publication Details
- Journal
- Lingvisticae Investigationes
- Published
- 2026-10-08
- DOI
- https://doi.org/10.1075/li.00142.mar
- Primary Topic
- Phonetics and Phonology Research
- Type
- article
- Field-Weighted Citation Impact
- 0.00