De la divergence du français mitchif : le cas des marqueurs de conséquence
Résumé Cette étude se concentre sur la dissidence linguistique du français mitchif, une variété en voie de disparition du français laurentien, parlée par un nombre diminuant de Métis de l’Ouest canadien. L’analyse se focalise sur l’utilisation des marqueurs de conséquence (ça) fait (que), donc, alors et so dans un corpus comprenant une cinquantaine d’entretiens recueillis au sein de la communauté métisse de Saint-Laurent, au Manitoba, durant les années 1980. Les résultats internes soutiennent l’hypothèse d’une parenté linguistique avec d’autres variétés du français laurentien. En parallèle, les données externes indiquent une nette dominance de la variante (ça) fait (que) , renforçant ainsi le caractère fortement vernaculaire du français michif en comparaison avec d’autres variétés du français laurentien. Enfin, l’analyse d’extraits d’entrevues démontre que l’utilisation soutenue des variantes vernaculaires joue un rôle crucial en tant que marqueur identitaire, permettant aux locuteurs de revendiquer leur appartenance culturelle ainsi qu’une langue qu’ils perçoivent comme distincte de celle des autres francophones.
Authors
- Davy Bigot (ORCID: https://orcid.org/0000-0001-8473-8325)
- Robert Papen
Institutions
- Université du Québec à Montréal (CA)
- Concordia University (CA)
Publication Details
- Journal
- The Canadian Journal of Linguistics / La revue canadienne de linguistique
- Published
- 2026-06-16
- DOI
- https://doi.org/10.1017/cnj.2026.10028
- Primary Topic
- Linguistic Variation and Morphology
- Type
- article
- Field-Weighted Citation Impact
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