De la diversité des sens de l'être en la philosophie médiévale tardive : étude sur la réception latine médiévale de Métaphysique V 7

Cette thèse explore les interprétations médiévales des sens de l'être énumérés par Aristote dans Métaphysique V 7, en particulier leur statut ontologique chez les commentateurs latins du XIIIᵉ au XVᵉ siècle. Elle s'inscrit dans le débat contemporain entre univocité et pluralité de l'être, en défendant historiquement une approche pluraliste face à l'univocisme, à travers l'étude des commentaires latins de ce chapitre.En dialogue avec des penseurs contemporains tels que Geach, Ventimiglia ou Klima, cette recherche met en lumière la richesse et la complexité des positions médiévales, souvent négligées, mais essentielles pour comprendre l'ontologie actuelle.En Métaphysique V 7, Aristote distingue quatre sens de l'être : per accidens, per se (catégories), comme vrai, et en acte et en puissance. La première partie reconstitue le contexte aristotélicien, non pour résoudre mais pour formuler avec clarté les problèmes soulevés par ce chapitre de la MétaphysiqueLa deuxième partie examine la réception médiévale de l'opposition entre être per accidens et per se. Deux grandes tendances se dessinent : (1) les réalistes, comme Thomas d'Aquin et Duns Scot, qui considèrent l'être per accidens comme un agrégat réel (ex. : « homme blanc »), tandis que l'être per se est une entité simple et catégorielle (ex. : « homme » ; (2) les nominalistes, tels que Guillaume Ockham et Jean Buridan, pour qui ces distinctions sont de simples constructions linguistiques, sans fondement ontologique.La troisième partie aborde, dans la réception médiévale de V 7, les sens plus marginaux : être comme vrai et être en acte et en puissance. Sous l'influence d'Averroès, l'être comme vrai devient une forme d'être mental. L'être en acte/en puissance, chez Scot ou Paul de Venise, est quant à lui analysé en termes de puissance subjective ou objective, s'appliquant généralement à l'être per se, bien que certains auteurs en étendent l'usage.Dans l'ensemble, les commentateurs médiévaux perçoivent Métaphysique V 7 comme une énumération d'entités organisées selon des degrés d'être. Une distinction nette émerge entre des êtres « forts » (être per se, acte, essence) et « faibles » (accident, vrai, puissance).

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2025-11-19
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Medieval Philosophy and Theology
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De la diversité des sens de l'être en la philosophie médiévale tardive : étude sur la réception latine médiévale de Métaphysique V 7

Davide Falessi
Medieval Philosophy and Theology
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De la diversité des sens de l'être en la philosophie médiévale tardive : étude sur la réception latine médiévale de Métaphysique V 7

Davide Falessi
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Cette thèse explore les interprétations médiévales des sens de l'être énumérés par Aristote dans Métaphysique V 7, en particulier leur statut ontologique chez les commentateurs latins du XIIIᵉ au XVᵉ siècle. Elle s'inscrit dans le débat contemporain entre univocité et pluralité de l'être, en défendant historiquement une approche pluraliste face à l'univocisme, à travers l'étude des commentaires latins de ce chapitre.En dialogue avec des penseurs contemporains tels que Geach, Ventimiglia ou Klima, cette recherche met en lumière la richesse et la complexité des positions médiévales, souvent négligées, mais essentielles pour comprendre l'ontologie actuelle.En Métaphysique V 7, Aristote distingue quatre sens de l'être : per accidens, per se (catégories), comme vrai, et en acte et en puissance. La première partie reconstitue le contexte aristotélicien, non pour résoudre mais pour formuler avec clarté les problèmes soulevés par ce chapitre de la MétaphysiqueLa deuxième partie examine la réception médiévale de l'opposition entre être per accidens et per se. Deux grandes tendances se dessinent : (1) les réalistes, comme Thomas d'Aquin et Duns Scot, qui considèrent l'être per accidens comme un agrégat réel (ex. : « homme blanc »), tandis que l'être per se est une entité simple et catégorielle (ex. : « homme » ; (2) les nominalistes, tels que Guillaume Ockham et Jean Buridan, pour qui ces distinctions sont de simples constructions linguistiques, sans fondement ontologique.La troisième partie aborde, dans la réception médiévale de V 7, les sens plus marginaux : être comme vrai et être en acte et en puissance. Sous l'influence d'Averroès, l'être comme vrai devient une forme d'être mental. L'être en acte/en puissance, chez Scot ou Paul de Venise, est quant à lui analysé en termes de puissance subjective ou objective, s'appliquant généralement à l'être per se, bien que certains auteurs en étendent l'usage.Dans l'ensemble, les commentateurs médiévaux perçoivent Métaphysique V 7 comme une énumération d'entités organisées selon des degrés d'être. Une distinction nette émerge entre des êtres « forts » (être per se, acte, essence) et « faibles » (accident, vrai, puissance).

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