Les sources nativement numériques
La constitution, la préservation et l’exploitation de sources nativement numériques impliquent, au-delà de leur documentation, une « redocumentarisation », qui consiste par exemple à produire des métadonnées supplémentaires conditionnant leur archivage et leur accessibilité ou à garder une trace des opérations nécessaires à la reconstruction des documents, au prix, parfois, de transformations. Ce patrimoine redocumentarisé requiert une très grande diversité d’opérations techniques, mises en œuvre par de nombreuses institutions et acteurs (bibliothèques et archives, initiatives militantes et participatives, acteurs privés et internationaux). Il soulève des enjeux d’accessibilité, de partage, de contextualisation et d’ouverture, qui influencent l’exploitation scientifique des archives nativement numériques. En s’appuyant principalement sur l’archivage du web et des réseaux sociaux numériques, mais aussi sur celui du code source, des CD-ROM et des courriers électroniques, l’article explore les logiques de documentation et de redocumentarisation ainsi que les pratiques et tensions qui y sont à l’œuvre. Celles-ci peuvent en effet être déterminantes pour les recherches en histoire et plus largement en sciences humaines et sociales, puisqu’elles les accompagnent et leur permettent davantage de contextualisation.
Authors
- Valérie Schafer
- Caroline Muller
- Frédéric Clavert
Institutions
- Institut Universitaire de France (FR)
- University of Luxembourg (LU)
Publication Details
- Journal
- Annales Histoire Sciences Sociales
- Published
- 2025-12-01
- DOI
- https://doi.org/10.1017/ahss.2025.10139
- Primary Topic
- Cultural Insights and Digital Impacts
- Type
- article
- Field-Weighted Citation Impact
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