Halaqa . The Never-Ending Histories of Unarchived Democracies (Kateb Yacine, Assia Djebar, and the Movement of Arab Workers)
Abstract: When is there "a people"? The answer to this question lies in the possibility of gathering as circles or Halaqa. Halaqa is the movement from which another "demos" can happen as an event. This essay tries to draw the lineaments for an other-people that could stand for an alternative democracy. If this other-people does not exist, it is even more real by virtue of the insistence of the question of liberation. The democracy of the Halaqa I am trying to sketch is that of anticolonial liberation, a subterranean Afro-Arab tradition of radical democracy. I do so by asking the following questions: How can one write the history of movements that were interrupted, of uprisings whose memories have been lost? What happens when interrupted movements resume elsewhere, and differently? It is necessary to revolutionize the writing of "history" as our ancestors revolutionized "historicity" as a circle of events. This gesture, I argue, was deployed by both political and literary movements: from Kateb Yacine and the Movement of Arab Workers to Assia Djebar's writing of "potential histories", narratives of the possible, of what could or should have happened. Along these lines, I want to deploy an insurrectional philosophy of what lies beyond history, a discourse that would allow us to account for the singular and irreducible temporality of liberation movements.. Résumés: Quand peut-on parler d'un « peuple » ? La réponse à cette question réside dans la possibilité de se réunir en cercles ou en halaqa . La halaqa est le mouvement à partir duquel un autre « démos » peut se produire comme un événement. Cet essai tente de tracer les contours d'un autre-peuple qui pourrait incarner une démocratie alternative. Si cet autre-peuple n'existe pas, il n'en est que plus réel en raison de l'insistance de la question de la libération. La démocratie de la Halaqa que j'essaie d'esquisser est celle de la libération anticoloniale, une tradition souterraine afro-arabe de démocratie radicale. Je le fais en posant les questions suivantes : comment écrire l'histoire de mouvements qui ont été interrompus, de soulèvements dont les souvenirs ont été perdus ? Que se passe-t-il lorsque des mouvements interrompus reprennent ailleurs, et différemment ? Il est nécessaire de révolutionner l'écriture de « l'histoire » comme nos ancêtres ont révolutionné « l'historicité » en tant que cercle d'événements. Ce geste, selon moi, a été déployé à la fois par des mouvements politiques et littéraires : de Kateb Yacine et du Mouvement des travailleurs arabes à l'écriture d'Assia Djebar sur les « histoires potentielles », récits du possible, de ce qui aurait pu ou dû se produire. Dans cette optique, je souhaite déployer une philosophie insurrectionnelle de ce qui se trouve au-delà de l'histoire, un discours qui nous permettrait de rendre compte de la temporalité singulière et irréductible des mouvements de libération.
Authors
- Mohamed Amer Meziane
Publication Details
- Journal
- Expressions maghrébines
- Published
- 2025-12-01
- DOI
- https://doi.org/10.1353/exp.2025.a978455
- Primary Topic
- Middle East Politics and Society
- Type
- article
- Field-Weighted Citation Impact
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