Mécanismes neuro-immuns impliqués dans la prolongation de la douleur post-chirurgicale induite par le stress
Le stress préopératoire est un facteur de risque reconnu pour la douleur post-chirurgicale persistante, les interactions neuro-immunes jouant un rôle clé. Nous avons étudié l’effet du stress de contention répété (RRS) chez des rats mâles et son impact sur la douleur post-chirurgicale et les réponses affectives. Le RRS pendant 21 jours, mais non pendant 3 ou 14 jours, a induit un désespoir comportemental, réduit la prise de poids et augmenté les niveaux de corticostérone fécale. Après une incision de la patte, les rats exposés au RRS ont présenté une hypersensibilité mécanique et thermique accrue, une aversion liée à la douleur et un comportement anxieux. L’analyse RNAseq et l’histologie ont révélé une augmentation de l’activité microgliale et de l’expression des gènes inflammatoires (iba1, itgam, il-1β, nlrp3) dans la moelle épinière. Le blocage de l’IL-1β ou l’inhibition de la NLRP3 au niveau spinal ont réduit l’aversion liée à la douleur et l’hypersensibilité. Le RU486 (antagoniste des récepteurs des glucocorticoïdes) a empêché le désespoir induit par le RRS mais non l’exacerbation de la douleur, tandis que le propranolol (bêtabloquant) a prévenu à la fois le désespoir et les modifications liées à la douleur. Ces résultats suggèrent que le stress chronique aggrave la douleur post-chirurgicale via l’activation β-adrénergique et la signalisation microgliale spinaleNLRP3–IL-1β.
Publication Details
- Journal
- theses.fr (ABES)
- Published
- 2025-07-04
- Primary Topic
- Pain Mechanisms and Treatments
- Type
- article
- Field-Weighted Citation Impact
- 0.00