Saint Petersburg and the circulation of Humanistic ideas: building an ideal city through the book and the language
L’exposé interrogera les enjeux du discours sur la ville idéale, tel que développé à la cour de la Russie au début du 18e siècle. Pierre-le-Grand fut un des promoteurs de l’idée de la ville idéale. Dans sa correspondance, le tsar nomme Saint-Pétersbourg « mon paradiz », empruntant le terme européen de paradis (par opposition au russe рай, raj). En même temps, la ville était considérée comme une nouvelle Babylone par les Vieux Croyants, et Pierre était vu comme un Antéchrist. D’un autre côté, la ville elle-même était dépeinte comme une utopie, notamment dans la correspondance de Pierre. Le désir de Pierre de créer un ordre parfait dans tout ce qui concerne la construction et la vie à Pétersbourg, avec plus de 1000 décrets par an à la fin du règne de Pierre, permet de qualifier sa construction d’"utopisme d’État" (Heller, Niqueux 1995 : 62). Nous proposons de nous concentrer sur le discours produit au moment de la création de la ville, pendant le règne de Pierre (c'est-à-dire entre 1703 et 1725). Nous essaierons de suivre par conséquent les toutes premières années de construction de la ville afin de voir à quel point Saint-Pétersbourg a pu incarner ce projet de ville idéale. Nous nous pencherons plus particulièrement sur le cas des architectes tessinois ayant pris part à l’élaboration des plans de cette ville sur appel du tsar Pierre-le-Grand. Notre présentation reprend les résultats de notre recherche dans le cadre du projet CROSS-2020 «Ticinese architects in St. Petersburg. Technology transfer and culture shift». Elle est basée sur le travail dans les archives de l’Académie de Sciences de la Russie à Saint-Pétersbourg, y compris les manuscrits inédits italophones, qui peuvent être attribués à un architecte suisse.
Publication Details
- Journal
- IRIS
- Published
- 2025-09-15
- Primary Topic
- Soviet and Russian History
- Type
- article
- Field-Weighted Citation Impact
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