De l'exposition hétérogène à la malaria dans le contexte de l'élimination

De nombreux pays d'Asie du Sud-Est entament la « dernière ligne droite » pour éliminer le paludisme d'ici 2030. À mesure que les efforts de contrôle réduisent sa prévalence, l'épidémiologie du paludisme résiduel évolue. D'abord, la proportion d'infections dues à Plasmodium vivax augmente. En effet, le paludisme à P. vivax, caractérisé par des infections à faible densité, une transmission pré-symptomatique et des phases hépatiques dormantes entraînant des rechutes, est particulièrement résilient. Ensuite, l'hétérogénéité de la transmission résiduelle croît, influencée par le comportement humain et les conditions environnementales. Enfin, les co-infections par P. vivax et Plasmodium falciparum risquent d'augmenter, et les interactions entre ces espèces pourraient nécessiter des stratégies de contrôle intégrées. Cette thèse vise à mieux comprendre les caractéristiques du paludisme résiduel hétérogène dans des contextes proches de l'élimination. À l'aide d'une étude de cohorte, de modélisation mathématique et de simulations théoriques, nous avons exploré comment l'exposition hétérogène aux moustiques façonne l'épidémiologie du paludisme. Nous avons d'abord examiné la transmission de P. vivax au Cambodge, où il persiste dans des poches isolées. Nous avons identifié les habitants de zones forestières et les hommes adultes comme les groupes les plus touchés. Des données sérologiques ont révélé une hétérogénéité marquée au sein de ces populations à risque. Ensuite, un modèle mathématique de la transmission couplée de P. falciparum et P. vivax a montré que l'exposition hétérogène aux moustiques pouvait expliquer l'association entre ces espèces. Enfin, nous avons évalué l'impact d'une relation entre l'intensité de transmission et l'hétérogénéité, démontrant que négliger cette relation pouvait conduire à des projections d'élimination trop optimistes. Ce travail a permis de mieux comprendre comment l'exposition hétérogène façonne les dynamiques du paludisme, en particulier dans les régions proches de l'élimination. Nous avons abordé les complexités de la transmission résiduelle, de la co-infection par différentes espèces et de la nature évolutive de l'hétérogénéité. Nos résultats pourront inspirer des stratégies de contrôle plus efficaces, soutenant ainsi les efforts mondiaux d'élimination du paludisme.

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2024-12-10
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Malaria Research and Control
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De l'exposition hétérogène à la malaria dans le contexte de l'élimination

Malaria Research and Control
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De l'exposition hétérogène à la malaria dans le contexte de l'élimination

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Abstract

De nombreux pays d'Asie du Sud-Est entament la « dernière ligne droite » pour éliminer le paludisme d'ici 2030. À mesure que les efforts de contrôle réduisent sa prévalence, l'épidémiologie du paludisme résiduel évolue. D'abord, la proportion d'infections dues à Plasmodium vivax augmente. En effet, le paludisme à P. vivax, caractérisé par des infections à faible densité, une transmission pré-symptomatique et des phases hépatiques dormantes entraînant des rechutes, est particulièrement résilient. Ensuite, l'hétérogénéité de la transmission résiduelle croît, influencée par le comportement humain et les conditions environnementales. Enfin, les co-infections par P. vivax et Plasmodium falciparum risquent d'augmenter, et les interactions entre ces espèces pourraient nécessiter des stratégies de contrôle intégrées. Cette thèse vise à mieux comprendre les caractéristiques du paludisme résiduel hétérogène dans des contextes proches de l'élimination. À l'aide d'une étude de cohorte, de modélisation mathématique et de simulations théoriques, nous avons exploré comment l'exposition hétérogène aux moustiques façonne l'épidémiologie du paludisme. Nous avons d'abord examiné la transmission de P. vivax au Cambodge, où il persiste dans des poches isolées. Nous avons identifié les habitants de zones forestières et les hommes adultes comme les groupes les plus touchés. Des données sérologiques ont révélé une hétérogénéité marquée au sein de ces populations à risque. Ensuite, un modèle mathématique de la transmission couplée de P. falciparum et P. vivax a montré que l'exposition hétérogène aux moustiques pouvait expliquer l'association entre ces espèces. Enfin, nous avons évalué l'impact d'une relation entre l'intensité de transmission et l'hétérogénéité, démontrant que négliger cette relation pouvait conduire à des projections d'élimination trop optimistes. Ce travail a permis de mieux comprendre comment l'exposition hétérogène façonne les dynamiques du paludisme, en particulier dans les régions proches de l'élimination. Nous avons abordé les complexités de la transmission résiduelle, de la co-infection par différentes espèces et de la nature évolutive de l'hétérogénéité. Nos résultats pourront inspirer des stratégies de contrôle plus efficaces, soutenant ainsi les efforts mondiaux d'élimination du paludisme.

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