Searching for an Escape: An Autoethnographic Study of Aesthetic Innovation in Professional Circus School

In Western professional circus education, innovation is often cast as a positive, disruptive force. Openness to innovation is lauded by many for enabling young artists to express their unique, authentic selves. This optimistic story, however, fails to consider innovation’s ideological function in post-Fordist capitalism, and in so doing, obscures the ambivalent ways students experience the call to innovate. In this study, I use reflexive journaling to unsettle this narrative by exploring the polyvalent ways innovation features in my life as a student at École nationale de cirque. I explore the competing ways different members of the community, including students, coaches/administrators, and casting agents/companies, understand innovation in order to reveal the pressures students must navigate to find artistic satisfaction and professional viability. The data are interpreted in light of my positionality and contextualized using performance studies research. Overall, innovation is not the straightforward, liberating force it is often made out to be. While many students at École nationale de cirque aspire to innovate, they can also feel pressure to do so to win social capital and professional advantages. The type of innovation they are able to explore, however, is bounded by material constraints, ideological structures, and market incentives, which reward novelty and uniqueness but discourage questioning norms. Coupled with the post-Fordist shift from mass production to hyper-individual competition, this transforms innovation into a tool for self-promotion. In Western contemporary circus education, students can struggle to navigate these conflicting pressures, thus experiencing the call to innovate as a source of anxiety as much as freedom. Dans la formation professionnelle des arts du cirque en Occident, l’innovation est souvent perçue comme une force positive et disruptive. Beaucoup prônent l’ouverture à l’innovation pour permettre aux jeunes artistes d’exprimer leur personnalité unique et authentique. Mais ce discours optimiste oublie de prendre en compte la fonction idéologique de l’innovation dans le capitalisme post-fordiste. Ce faisant, il cache l’ambivalence dans la manière de percevoir cet appel à l’innovation aux yeux des étudiant·e·s. Dans cette étude, j’ai choisi d’écrire sous la forme d’un journal de bord pour venir bousculer ce discours en explorant les multiples façons que prend l’innovation dans ma vie d’étudiante à l’École nationale de cirque. Je me penche sur les différentes manières de comprendre l’innovation parmi les membres de la communauté (étudiant·e·s, coachs/administrateur·rice·s, agents/sociétés de casting) afin de mettre en lumière les pressions qui pèsent sur les étudiant·e·s pour trouver l’épanouissement artistique et professionnel. L’interprétation des données tient compte de ma position et leur contextualisation s’appuie sur des recherches menées sur la performance. D’une manière générale, l’innovation ne constitue pas la force libératrice que l’on voudrait souvent nous renvoyer. Alors que la volonté d’innover se retrouve chez beaucoup d’étudiant·e·s de l’École nationale de cirque, elle s’accompagne d’une réelle pression liée au capital social et aux avantages professionnels à acquérir. Toutefois, leur quête d’innovation est indissociable des contraintes matérielles, des structures idéologiques et de l’influence du marché, qui tend à récompenser la nouveauté et l’originalité, mais qui dissuade tout questionnement des normes. Si l’on combine ce phénomène à l’évolution post-fordiste où l’on passe d’une production en série à une concurrence hyperindividuelle, l’innovation devient alors un outil d’autopromotion. Dans la formation circassienne contemporaine en Occident, les étudiant·e·s peuvent avoir du mal à gérer ces pressions contradictoires et ainsi vivre cette incitation à innover autant comme une source d’anxiété que de liberté.

Institutions

Publication Details

Journal
Circus Arts Life and Sciences
Published
2025-04-21
DOI
https://doi.org/10.3998/circus.5723
Primary Topic
Intellectual Property Law
Type
article
Field-Weighted Citation Impact
0.00
Controls
|||
ALL TIME
JAN
FEB
MAR
APR
MAY
JUN
JUL
AUG
SEP
OCT
article

Searching for an Escape: An Autoethnographic Study of Aesthetic Innovation in Professional Circus School

1 links
Circus Arts Life and Sciences
Intellectual Property Law
article

Searching for an Escape: An Autoethnographic Study of Aesthetic Innovation in Professional Circus School

article en

Abstract

In Western professional circus education, innovation is often cast as a positive, disruptive force. Openness to innovation is lauded by many for enabling young artists to express their unique, authentic selves. This optimistic story, however, fails to consider innovation’s ideological function in post-Fordist capitalism, and in so doing, obscures the ambivalent ways students experience the call to innovate. In this study, I use reflexive journaling to unsettle this narrative by exploring the polyvalent ways innovation features in my life as a student at École nationale de cirque. I explore the competing ways different members of the community, including students, coaches/administrators, and casting agents/companies, understand innovation in order to reveal the pressures students must navigate to find artistic satisfaction and professional viability. The data are interpreted in light of my positionality and contextualized using performance studies research. Overall, innovation is not the straightforward, liberating force it is often made out to be. While many students at École nationale de cirque aspire to innovate, they can also feel pressure to do so to win social capital and professional advantages. The type of innovation they are able to explore, however, is bounded by material constraints, ideological structures, and market incentives, which reward novelty and uniqueness but discourage questioning norms. Coupled with the post-Fordist shift from mass production to hyper-individual competition, this transforms innovation into a tool for self-promotion. In Western contemporary circus education, students can struggle to navigate these conflicting pressures, thus experiencing the call to innovate as a source of anxiety as much as freedom. Dans la formation professionnelle des arts du cirque en Occident, l’innovation est souvent perçue comme une force positive et disruptive. Beaucoup prônent l’ouverture à l’innovation pour permettre aux jeunes artistes d’exprimer leur personnalité unique et authentique. Mais ce discours optimiste oublie de prendre en compte la fonction idéologique de l’innovation dans le capitalisme post-fordiste. Ce faisant, il cache l’ambivalence dans la manière de percevoir cet appel à l’innovation aux yeux des étudiant·e·s. Dans cette étude, j’ai choisi d’écrire sous la forme d’un journal de bord pour venir bousculer ce discours en explorant les multiples façons que prend l’innovation dans ma vie d’étudiante à l’École nationale de cirque. Je me penche sur les différentes manières de comprendre l’innovation parmi les membres de la communauté (étudiant·e·s, coachs/administrateur·rice·s, agents/sociétés de casting) afin de mettre en lumière les pressions qui pèsent sur les étudiant·e·s pour trouver l’épanouissement artistique et professionnel. L’interprétation des données tient compte de ma position et leur contextualisation s’appuie sur des recherches menées sur la performance. D’une manière générale, l’innovation ne constitue pas la force libératrice que l’on voudrait souvent nous renvoyer. Alors que la volonté d’innover se retrouve chez beaucoup d’étudiant·e·s de l’École nationale de cirque, elle s’accompagne d’une réelle pression liée au capital social et aux avantages professionnels à acquérir. Toutefois, leur quête d’innovation est indissociable des contraintes matérielles, des structures idéologiques et de l’influence du marché, qui tend à récompenser la nouveauté et l’originalité, mais qui dissuade tout questionnement des normes. Si l’on combine ce phénomène à l’évolution post-fordiste où l’on passe d’une production en série à une concurrence hyperindividuelle, l’innovation devient alors un outil d’autopromotion. Dans la formation circassienne contemporaine en Occident, les étudiant·e·s peuvent avoir du mal à gérer ces pressions contradictoires et ainsi vivre cette incitation à innover autant comme une source d’anxiété que de liberté.

Circus Arts Life and SciencesVol. 4(2)
École Nationale de l’Aviation Civile (FR), National Circus School (CA)
Openalex Percentile: Top 88%
Intellectual Property Law
AI Navigator

Ask Laika to Summarize, Analyze, and Connect papers live on the map.

Summarize Papers & Methodologies

Extract key findings, datasets, and comparative methods across publications.

Benchmark Rankings & Visual Analytics

Rank top research institutions, authors, funders, topics, and journals by Field-Weighted Citation Impact (FWCI) and paper volume with instant charts.

Connect Distant Disciplines

Bridge topological clusters on the map to find hidden collaborative intersections.