Automating Morality
Abstract In response to a perceived ‘moral crisis’ amid global capitalism, China's communist party currently aims to instil morality, credibility and trust among citizens. This article examines an instance of technomoral governance that fosters citizen self-regulation in pursuit of the neosocialist agenda of green development: a digital platform called Ant Forest that steers consumers towards ‘ecological consciousness’. The app mobilises techniques of quantification, especially through green credits and carbon metrics, to recalibrate accountability away from corporations and the state and towards individual behaviour. It also attempts to facilitate sustainable choices by offering a simple interface for monitoring green behaviour that reduces complexity, both for onscreen choices and offline activities. The app thereby paves the way to ‘automating morality’, in the sense of replacing the physical work and moral effort involved in attaining a desired ‘green’ subjectivity. Ethnographic insights, ranging from rural afforestation workers to urban app users seeking sustainable futures, underscore the tensions and contradictions between embracing digital tools for diverse moral ends. Exploring China's digital administration system, designed to be predictive and conflict-averse, sheds light on the technomoral dimensions underlying this approach to environmental restitution. Beyond neoliberalism, this convergence of governance, technology and society's self-regulation contributes to global discourse on environmental policy and digital social management, presenting a distinct neosocialist approach to technomoral governance. Résumé Pour répondre à la perception d'un ‘crise moral’ dans le contexte de capitalisme mondial, la partie communiste en Chine vise à installer de la moralité, de la crédibilité, et de la confiance dans la population. Cet article examine un cas de gouvernance techno-morale pour promouvoir le contrôle de soi comme un comportement citoyen afin de mettre en pratique le programme néosocialiste de développement écologique. Une plateforme numérique, qui s'appelle La Forêt de fourmis, dirige les consommateurs vers ‘la conscience écologique’. L'application mobilise des outils de quantification, surtout au travers des crédits verts et des métriques de carbone, afin de libérer les corporations et les états de leurs responsabilités et de focaliser davantage sur le comportement individuel. De plus, l'application cherche à faciliter des choix durables en créant une interface simple pour surveiller des gestes écologiques ; celle-ci réduit de la complexité, à la fois pour des choix faits en ligne et pour des activités hors ligne. Ainsi, l'application ouvre le chemin vers une façon de ‘automatiser la moralité’, ou de remplacer le travail physique et l'effort moral nécessaires pour obtenir une subjectivité écologique désirable. Des connaissances ethnographiques, tirées des gestionnaires de forêt dans des zones rurales ainsi que des consommateurs urbains qui cherchent des solutions durables, surlignent les tensions et les contradictions liées à l'utilisation des outils numériques pour diverses finalités morales. Une exploration du système administratif et numérique en Chine, qui a été conçu pour éviter des conflits et pour prédire, révèle les dimensions techno-morales qui soutiennent cette approche à la restitution environnementale. Au-delà du néolibéralisme, cette convergence de la gouvernance, de la technologie, et de l'autorégulation de société contribue à un discours mondial sur la politique environnementale et la gestion sociale et numérique, en présentant une approche néosocialiste spécifique à la gouvernance techno-morale.
Authors
- Charlotte Bruckermann (ORCID: https://orcid.org/0000-0002-7115-3034)
Publication Details
- Journal
- Social Anthropology
- Published
- 2024-12-01
- DOI
- https://doi.org/10.3167/saas.2024.320403
- Citations
- 2
- Primary Topic
- Foucault, Power, and Ethics
- Type
- article
- Field-Weighted Citation Impact
- 2.26