Difficulties in financing mobility in Lomé and Dakar

This article sheds light on the financing of mobility in Africa. Based on two research sites (Lomé and Dakar), it first highlights the difficulties of financing projects, emphasizing the predominance and inadequacy of public funds, as well as the low level of contributions from local authorities and private players. Mobility projects require substantial investment, long-term debt and social pricing. Local commercial banks are unable to provide long-term loans due to low capital levels, while contributions from local authorities with little financial autonomy are limited to the provision of roads. To attract investors, the article recommends building a territorial governance system for mobility and developing "bankable" projects. Indeed, there are many sources of funding available. But to be eligible, projects must go beyond mere "good ideas" and be built around feasibility studies. A case in point is the Rapid Transit Bus project supported by CETUD (Conseil Exécutif des Transports Urbains Durables) in Dakar. Le présent article éclaire sur le financement de la mobilité en Afrique. A travers deux terrains de recherche (Lomé et Dakar), il met d’abord l’accent sur les difficultés de financement des projets en faisant observer la prédominance et l’insuffisance des fonds étatiques ainsi que la faiblesse des contributions des collectivités locales et des acteurs privés. Les projets de mobilité nécessitent des investissements importants, une dette à maturité longue contre une tarification sociale. Les banques commerciales locales sont incapables en raison d’un faible capital de fournir des prêts à long terme alors que les contributions des collectivités locales qui disposent d’une faible autonomie financière se résument à la mise à disposition de la voirie. Ainsi, pour attirer les investisseurs, l’article préconise de construire une gouvernance territoriale de la mobilité et de bâtir des projets « bancables ». En effet, les sources de financement sont multiples et disponibles. Mais pour être éligibles, les projets doivent aller au-delà de simples « bonnes idées » et bâtis autour des études de faisabilités. C’est l’exemple du projet de Bus Rapid Transit porté par le CETUD (Conseil Exécutif des Transports Urbains Durables) à Dakar.

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Journal
˜Les œCahiers scientifiques du transport
Published
2025-05-26
DOI
https://doi.org/10.46298/cst.12343
Primary Topic
African Studies and Ethnography
Type
article
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article

Difficulties in financing mobility in Lomé and Dakar

Denis Kofi Dowui, Cheikh Ibrahima Ndiaye
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˜Les œCahiers scientifiques du transport
African Studies and Ethnography
article

Difficulties in financing mobility in Lomé and Dakar

Denis Kofi Dowui, Cheikh Ibrahima Ndiaye
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Abstract

This article sheds light on the financing of mobility in Africa. Based on two research sites (Lomé and Dakar), it first highlights the difficulties of financing projects, emphasizing the predominance and inadequacy of public funds, as well as the low level of contributions from local authorities and private players. Mobility projects require substantial investment, long-term debt and social pricing. Local commercial banks are unable to provide long-term loans due to low capital levels, while contributions from local authorities with little financial autonomy are limited to the provision of roads. To attract investors, the article recommends building a territorial governance system for mobility and developing "bankable" projects. Indeed, there are many sources of funding available. But to be eligible, projects must go beyond mere "good ideas" and be built around feasibility studies. A case in point is the Rapid Transit Bus project supported by CETUD (Conseil Exécutif des Transports Urbains Durables) in Dakar. Le présent article éclaire sur le financement de la mobilité en Afrique. A travers deux terrains de recherche (Lomé et Dakar), il met d’abord l’accent sur les difficultés de financement des projets en faisant observer la prédominance et l’insuffisance des fonds étatiques ainsi que la faiblesse des contributions des collectivités locales et des acteurs privés. Les projets de mobilité nécessitent des investissements importants, une dette à maturité longue contre une tarification sociale. Les banques commerciales locales sont incapables en raison d’un faible capital de fournir des prêts à long terme alors que les contributions des collectivités locales qui disposent d’une faible autonomie financière se résument à la mise à disposition de la voirie. Ainsi, pour attirer les investisseurs, l’article préconise de construire une gouvernance territoriale de la mobilité et de bâtir des projets « bancables ». En effet, les sources de financement sont multiples et disponibles. Mais pour être éligibles, les projets doivent aller au-delà de simples « bonnes idées » et bâtis autour des études de faisabilités. C’est l’exemple du projet de Bus Rapid Transit porté par le CETUD (Conseil Exécutif des Transports Urbains Durables) à Dakar.

˜Les œCahiers scientifiques du transportVol. 83 | 2024 - Varia
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