On genitive linking in Songhay

Dans les langues songhay, plusieurs constructions sont employés pour exprimer une relation génitive. Dans les langues appelées ici « mainstream », comme les langues parlées aux bords du fleuve Niger, la construction la plus employée est la simple préposition du possesseur au possédé. Dans les langues dites septentrionales, parlées au Sahara, la construction non-marquée a un élément n qui se met entre le possesseur et le possédé. Dans la littérature, il a été proposé que cet élément n soit un emprunt au touareg, qui a une préposition génitivale n. Cette dérivation n’est pas sans problèmes, surtout parce qu’en touareg l’on emploie l’ordre « possédé n possesseur », c'est-à-dire, l’ordre invers du songhay septentrional. Dans cet article, nous étudierons les possibilités d’une dérivation interne au songhay. Deux pistes seront empruntés. Selon une première explication, n serait une abbréviation d’un ancien élément génitival *ánè qui serait encore préservé dans le pronom wane « celui de ». Selon une deuxième explication, n serait un ancien élément syntaxique pour disjoindre les NPs. En songhay mainstream, cet élément se serait développé en élément « transitivant » du perfectif, tandis qu’en songhay septentrional, il se serait spécialisé en marqueur de la relation génitivale.

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Journal
Universitäts- und Stadtbibliothek Köln
Published
2025-04-02
DOI
https://doi.org/10.18716/ojs/aaeo/2009_3536
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2
Primary Topic
Language, Linguistics, Cultural Analysis
Type
article
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On genitive linking in Songhay

Maarten Kossmann
2 citations
Universitäts- und Stadtbibliothek Köln
Language, Linguistics, Cultural Analysis
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On genitive linking in Songhay

Maarten Kossmann
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2 citations

Abstract

Dans les langues songhay, plusieurs constructions sont employés pour exprimer une relation génitive. Dans les langues appelées ici « mainstream », comme les langues parlées aux bords du fleuve Niger, la construction la plus employée est la simple préposition du possesseur au possédé. Dans les langues dites septentrionales, parlées au Sahara, la construction non-marquée a un élément n qui se met entre le possesseur et le possédé. Dans la littérature, il a été proposé que cet élément n soit un emprunt au touareg, qui a une préposition génitivale n. Cette dérivation n’est pas sans problèmes, surtout parce qu’en touareg l’on emploie l’ordre « possédé n possesseur », c'est-à-dire, l’ordre invers du songhay septentrional. Dans cet article, nous étudierons les possibilités d’une dérivation interne au songhay. Deux pistes seront empruntés. Selon une première explication, n serait une abbréviation d’un ancien élément génitival *ánè qui serait encore préservé dans le pronom wane « celui de ». Selon une deuxième explication, n serait un ancien élément syntaxique pour disjoindre les NPs. En songhay mainstream, cet élément se serait développé en élément « transitivant » du perfectif, tandis qu’en songhay septentrional, il se serait spécialisé en marqueur de la relation génitivale.

Universitäts- und Stadtbibliothek KölnVol. 2009(6)
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Language, Linguistics, Cultural Analysis
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